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Trois questions à Catherine Gauthier, vice-présidente en charge du Conseil d'administration
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Réélue le 22 janvier vice-présidente en charge du Conseil d’administration, Catherine Gauthier revient sur son engagement au cœur de la gouvernance de l’université. Elle défend une vision fondée sur la confiance, le dialogue et la proximité avec les équipes, convaincue que l’action collective est la clé pour permettre à l’établissement de continuer à faire vivre ses missions essentielles.
Vous êtes vice-présidente en charge du Conseil d’administration (VP CA), souvent présentée comme le bras droit du président. Concrètement, quel est votre rôle au quotidien dans le pilotage stratégique de l’université ?
Catherine Gauthier : Le rôle de VP CA consiste d’abord à préparer et à sécuriser les séances du Conseil d’administration, qui est l’organe décisionnel de l'université et détermine la politique de l’établissement. Ses compétences sont larges : affaires institutionnelles, budget et finances, ressources humaines, immobilier… Les décisions qui engagent l’établissement se prennent là. J’assiste aussi à toutes les instances de dialogue social. Ce rôle exige des échanges permanents avec le président, mais également avec les vice-présidents de l’équipe, pour partager les grandes orientations et les choix stratégiques. En concertation avec le président, j’ai aussi eu pour mission, au cours du premier mandat, de créer des conditions de dialogue direct et régulier avec les composantes de recherche et de formation, afin de nourrir et de diffuser la stratégie de l’établissement. Cette proximité et ce lien ont été un objectif prioritaire du premier mandat. Avec le président et l’ensemble de son équipe, nous souhaitons poursuivre cette démarche et renforcer cette confiance
Le projet présidentiel s’intitule « Affirmer université ensemble ». Comment cette logique collective se traduit-elle concrètement dans le fonctionnement de la gouvernance ?
C. G. : Cette volonté très forte de faire université ensemble était au cœur de notre précédent mandat, et elle l’est avec encore plus de détermination dans celui-ci. En effet, quand les valeurs portées par les universités sont attaquées et que le contexte budgétaire est contraint, il est urgent de faire bloc pour défendre nos missions fondamentales, l’enseignement et la recherche. Il faut le faire ensemble, pour et avec nos étudiants, nos enseignants, nos chercheurs, nos personnels administratifs et techniques, toutes compétences confondues, au service d’une recherche d’excellence et de formations de qualité. Concrètement, cela se décline par des échanges réguliers et directs avec l’ensemble de nos composantes, avec les élus, les représentants du personnel. Au-delà des échanges, il s’agit de faire vivre les instances où la gouvernance et les communautés se rencontrent, de construire des scènes de dialogue et de partage des décisions.
Cela passe par un dialogue social nourri mais aussi par des innovations institutionnelles, comme le Conseil des transitions qui réunit tous les profils de l'université. Cela passe également par des projets et rencontres, par l’organisation d’événements qui rassemblent les communautés et les disciplines - comme le Mois de l’inclusivité ou la Semaine de l’innovation - et par la mise en lumière des grandes réussites portées par nos collègues et nos étudiants. Cette ambition de faire communauté, de mieux se connaître pour croiser les regards et travailler ensemble sur les défis de demain, doit guider l’ensemble de l’équipe de gouvernance réunie autour du président. Il faut mesurer la chance d’évoluer dans un environnement aussi riche que le nôtre et le cultiver.
Qu’est-ce qui vous motive personnellement dans cet engagement au service de l’université, et qu’avez-vous appris de ce premier mandat aux côtés du président ?
C. G. : Paradoxalement, la fonction de VP CA m’a un peu éloignée du métier d’enseignante-chercheuse qui a été, et demeure, une véritable passion. Passion pour mes champs de spécialité, le droit européen des droits de l’homme et le droit des migrations. Passion également pour la transmission, les échanges et l’ouverture qui font le sel de notre métier. C’est certainement cet attachement viscéral à ce qu’est l’université, à ce qu’elle m’a apporté et à ce qu’elle permet encore aujourd’hui qui m’a poussée à m’engager auprès du président. J’y ai beaucoup appris, ça n’a pas toujours été simple, mais je m’y emploie avec détermination et responsabilité, en essayant de préserver des valeurs auxquelles je crois profondément.
Quand les valeurs portées par les universités sont attaquées et que le contexte budgétaire est contraint, il est urgent de faire bloc pour défendre nos missions fondamentales : l’enseignement et la recherche.